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LIMITER
NOS IMPACTS
Plus on avance ,
plus le sujet devient
complexe
La première diff iculté tient au périmètre lui - même .
Plus l ’ entreprise aff ine sa méthode de calcul , plus
elle découvre de nouvelles sources d ’ émissions à
intégrer . Résultat : les chiffres deviennent diff iciles à
comparer d ’ une année sur l ’ autre . À cela s ’ ajoutent
des évolutions méthodologiques . Les investisse
-
ments industriels en sont un bon exemple . Dans la
logique comptable , l ’ achat d ’ une machine
est amorti sur plusieurs années . Mais d ’ un
point de vue de l ’ impact , les émissions
liées à sa fabrication existent dès sa pro
-
duction . SBTi exige désormais de comp -
tabiliser cet impact dès l ’ année de l ’ achat ,
plutôt que de l ’ étaler dans le temps .
À ces facteurs externes s ajoutent des réalités de
terrain Le projet de hub logistique en Asie par
exemple doit permettre de privilégier le transport
maritime mais dans certains pays il s avère que
les produits arrivant par bateau sont immobilisés en
douane plus longtemps que ceux arrivant par avion
C est typiquement le genre de contrainte opéra
tionnelle qu on découvre en avançant explique
Ophélie
Le contexte géopolitique mondial évolue aussi très
vite pandémie tarifs douaniers etc Tout cela a un
impact fort L avion reste parfois la seule solution
pour livrer rapidement des clients qui ne veulent
plus stocker Le sujet est donc loin d être linéaire
Et il rappelle que sur le carbone on apprend beau
coup en avançant
La trajectoire
plutôt que les chiffres
Le bilan carbone n ’ est pas un exercice nouveau .
On le réalise chaque année depuis 2020 pour com
-
prendre d ’ où viennent nos émissions et agir dessus .
En 2021 , on décide de suivre l ’ intensité carbone de
nos produits , c ’ est - à - dire les émissions rapportées
au nombre de produits vendus . Le raisonnement
se veut pragmatique : sur un marché mature , l ’ en
-
jeu est que les produits vendus soient , autant que
possible , plus durables que ceux
qu ’ ils remplacent .
Depuis , Petzl fait évoluer sa
méthode pour aff iner son péri
-
mètre d ’ analyse et se rapprocher
au maximum de la réalité des
émissions . On s ’ entoure d ’ ex
-
perts notamment le cabinet INUK et on décide de
s engager dans la Science Based Targets initiative
SBTi sans doute le cadre international le plus exi
geant Il f ixe des règles strictes de transparence et
déf init des trajectoires de réduction alignées avec
les objectifs climatiques mondiaux
S engager dans ce processus c est accepter de
se challenger davantage C est aussi prendre un
risque celui de voir notre bilan carbone évoluer à
la hausse à mesure que l analyse devient plus pré
cise Mais le chiffre f inal importe moins que la trajec
toire L objectif est de toujours mieux comprendre et
de progresser Une vision portée par toute l équipe
RSE et par Ophélie Rey Ricord ingénieure en
charge du sujet
“ Notre choix
est celui de la
transparence . ”
Ophélie Rey Ricord
Ingénieure environnement
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