46
Plus on creuse le sujet ,
plus on en découvre
Au fur et à mesure , quantif ier nos f lux de transport et
d ’ emballages se révèle beaucoup plus compliqué
que prévu . Chaque fournisseur , chaque produit ,
chaque usage a ses spécif icités .
Un exemple concret : la seule quantif ication des
polybags et minigrips , utilisés entre autres pour les
pièces détachées et les accessoires , fait apparaître
24 tonnes supplémentaires de plastique , réparties
entre emballages primaires et secondaires , et ab
-
sentes du précédent bilan . C ’ est la réalité : plus on
avance , plus on aff ine et plus on en découvre . Les
volumes restants sont souvent modestes mais très
dispersés Quelques centaines de kilos à chaque
fois mais nécessitant autant d efforts que pour en
supprimer plusieurs tonnes
Ce chiffre évoluera encore car il est fondé sur des
estimations Il dit néanmoins quelque chose d es
sentiel s attaquer aux derniers volumes de plas
tiques nécessite d accepter que les progrès ne
soient pas toujours linéaires
Changer d ’ échelle
Pour réduire , il faut commencer par mesurer , pour
savoir où l ’ on en est . Depuis 2021 , on quantif ie les
volumes de plastique et on met à jour l ’ état des lieux
chaque année . Une démarche longue , souvent fas
-
tidieuse , mais indispensable .
Le travail sur les emballages primaires , ceux des
produits f inis , est engagé depuis plusieurs années
et porte ses fruits . Les chiffres le prouvent . Mais
si on veut aller au bout , il faut maintenant élargir
le périmètre . C ’ est ce que l ’ on a fait en ouvrant le
chantier des emballages secondaires , ceux de nos
fournisseurs , qui protègent les produits tout au long
de la chaîne d ’ approvisionnement , parfois même
jusqu ’ aux distributeurs .
Un changement d ’ échelle majeur pour Julie Lelong ,
Cheffe de projet amélioration continue , qui pilote le
projet , car l ’ entreprise s ’ approvisionne auprès de
plusieurs centaines de fournisseurs pour alimen
-
ter quatre sites de production . Autant de f lux et
d ’ usages à analyser et à faire évoluer .
Ces emballages étant conçus par les fournis
-
seurs , leur évolution implique un important travail
de dialogue , de sensibilisation et de révision des
cahiers des charges . De nouveau , comprendre les
contraintes de chacun et co - construire les solutions
est indispensable . Comme pour l ’ optimisation des
emballages des casques professionnels en 2024 ,
Julie doit s ’ appuyer sur une équipe pluridisciplinaire
pour avancer .
LIMITER
NOS IMPACTS
Julie Lelong
Cheffe de projet amélioration continue
© 2 0 2 6 P e t z l D i s t r i b u t i o n - L a f o u c h e © 2 0 2 5 P e t z l D i s t r i b u t i o n S t é p h a n e C a n d é